Porter de femme, 2008
Porter sa femme, aller le plus vite et le plus loin possible. Une performance inspirée d’un fait divers, le "porter de femme", rituel finlandais. Une épreuve de virilité qui consiste en une course d'obstacles de 253 mètres à réaliser en un minimum de temps en portant une femme sur ses épaules ou dans ses bras. La charge doit être âgée de 17 ans au moins et peser au moins 49 kilos.
Wild is the Wind - SB Edwards, Ciel Variable 73, 2006
... Larivière focuses on how gesture operates as a mechanism within intimate relationships, becoming a private tool for both conveying and decoding circumstances and emotion. The prevalence of young hip Parisian subjects suggests that the artist is tapping into her personal experience and fetishizing it by twinning this archetypal couple, of which she is one half, and inserting the duo into various situations of her own creation.
Wild is the Wind - Peter Dubé, Centre Clark, 2006
In videos and a series of large-scale photographs Larivière presents couples, sometimes on their own and sometimes in the crowd. Men and women hold each other closely and dance out of time to a raucous music. They speak quietly, isolated from the manic activity of a football match that engulfs them. They recline together in a sun-soaked park. Regardless of their environment, however, the pairs are always in direct relation to one another; their single-minded focus mirroring that of the image’s viewer and troubling its presumed ordinariness, its normalcy.
In Wild is the Wind, Larivière stakes out a place both about and for relationship, between her models, and more intriguingly between her images and the world, which is to say, in many important ways, with us.
Out of this world - Daniel Roy, Skol, 2002
Ce travail photographique joue sur les ambiguïtés de la vie affective : le doute et le sentiment amoureux sont compagnons depuis toujours. On ne sait jamais vraiment ce qui se passe dans la tête de notre partenaire, et l’angoisse de savoir si notre sentiment est partagé surgit très vite, même lorsque l’être aimé se trouve à proximité.
La fiction et la réalité s’entremêlent constamment dans ce travail, comme elles s’entremêlent dans nos craintes amoureuses. Les amants qu’on y trouve ont-ils une existence propre ? Sont-ils
à simplement le produit du désir narcissique de chacun de construire une relation, désir alimenté par une société fétichiste de communications – où paradoxalement la solitude est généralisée –, et où de nombreuses relations se terminent abruptement, sinon en pressant delete comme dans les rencontres par courrier électronique ?
Si la plupart de ces images réfèrent à une relation « réelle » où l’aimé est absent, certaines questionnent ce sentiment de manque encore plus exacerbé dans les relations « virtuelles ». L’abandon, de même que l’intimité exhibitionniste et voyeuriste, sont nettement plus faciles dans ce contexte, où chacun peut s’inventer selon ses fantasmes. Mais comment ne pas douter de l’engagement, sinon de l’existence même de l’autre, lorsque la multiplicité des possibles nous incite sans cesse à rechercher un idéal toujours fuyant ?
